Voilà une semaine que je n'ai pas vraiment donné de nouvelles, et pourtant tant de choses se sont passées, comme vous pouvez l'imaginez.
Je voudrais juste dire quelques mots sur les grands maîtres de danse que j'ai pu voir durant le festival. Le jour de Noël, CV Chandrashekar a donné un spectacle complet incluant un varnam où il a pu nous faire apprécier à la fois sa technique sans reproche ('aramundi' = plier, à faire pâlir les plus jeunes de jalousie) et son abinya (= expressions développées dans les parties narratives) d'une grande délicatesse. J'ai d'ailleurs beaucoup regretté qu'il n'interprète qu'un seul 'javalli' (= une pièce purement narrative, plutôt joyeuse). J'ai beaucoup apprécié qu'il prenne le temps de nous expliquer précisément chaque pièce avant de l'interpréter. j'ai aimé qu'il remercie ses musiciens, en les présentant longuement (et tout spécialement sa fille Manjari qui a joué le 'nattuvagam' = les petites cymbales qui donnent le rythme au danseur), et aussi son sens de l'humour, indiquant à l'auditoire qu'il espérait que nous n'étions pas seulement venus pour voir "un vieil homme encore capable de sauter" mais un artiste qui cherche à travers sa danse à nous faire partager une expérience spirituelle . A la fin du spectacle, après un tillana "raccourci" (...), dans sa loge il ne paraissait même pas fatigué, recevant avec bienveillance les compliments que lui adressaient tous ses admirateurs, disant qu'il avait dansé pour nous, les plus jeunes, dont il avait tiré son énergie, tout particulièrement Lavanya qu'il avait vue danser la veille. Dans sa loge j'ai aperçu une femme rayonnante, je savais que je la connaissais, j'ai demandé tout de suite à Lavanya qui elle était... Indira Kandambi... je suis allée la voir pour la saluer et lui rappeler que j'avais travaillé un peu avec elle 6 ans auparavant, avec Marie-Delphine.
J'ai aussi eu la très grande chance de voir Swapna Sundari, une danseuse incroyable, notamment avec un 'abinaya' (= danse expressive) fabuleux. J'ai ri, mais ri, aux larmes, notamment lorsqu'elle nous a raconté l'histoire de Meenakshi de Madurai dont l'amie intime lui exprime sa réprobation pour son penchant envers un pauvre bonhome (Shiva...) vivant isolé dans la montagne (sans toit au dessus de sa tête), habillé d'une peau de bête et de serpents, couvert de cendres, avec de longs cheveux emmêlés, un troisième oeil au front et comme monture un taureau !!! proprement hilarant. Vous pouvez en apprendre plus sur elle en visitant son site internet très complet http://www.swapnasundari.com/
J'ai également eu la chance de revoir Bragha Bessel dans un programme 100% abinaya à Spaces (le beau lui de feue Chandraleka, situé le long de la plage où Murielle suivait ses cours de 'kalaripayat' = art martial indien, autrefois). Malheureusement, je n'ai pas profité pleinement du spectacle, car c'était le jour où j'avais appris le décès de mon grand-père.
Je voudrais juste dire quelques mots sur les grands maîtres de danse que j'ai pu voir durant le festival. Le jour de Noël, CV Chandrashekar a donné un spectacle complet incluant un varnam où il a pu nous faire apprécier à la fois sa technique sans reproche ('aramundi' = plier, à faire pâlir les plus jeunes de jalousie) et son abinya (= expressions développées dans les parties narratives) d'une grande délicatesse. J'ai d'ailleurs beaucoup regretté qu'il n'interprète qu'un seul 'javalli' (= une pièce purement narrative, plutôt joyeuse). J'ai beaucoup apprécié qu'il prenne le temps de nous expliquer précisément chaque pièce avant de l'interpréter. j'ai aimé qu'il remercie ses musiciens, en les présentant longuement (et tout spécialement sa fille Manjari qui a joué le 'nattuvagam' = les petites cymbales qui donnent le rythme au danseur), et aussi son sens de l'humour, indiquant à l'auditoire qu'il espérait que nous n'étions pas seulement venus pour voir "un vieil homme encore capable de sauter" mais un artiste qui cherche à travers sa danse à nous faire partager une expérience spirituelle . A la fin du spectacle, après un tillana "raccourci" (...), dans sa loge il ne paraissait même pas fatigué, recevant avec bienveillance les compliments que lui adressaient tous ses admirateurs, disant qu'il avait dansé pour nous, les plus jeunes, dont il avait tiré son énergie, tout particulièrement Lavanya qu'il avait vue danser la veille. Dans sa loge j'ai aperçu une femme rayonnante, je savais que je la connaissais, j'ai demandé tout de suite à Lavanya qui elle était... Indira Kandambi... je suis allée la voir pour la saluer et lui rappeler que j'avais travaillé un peu avec elle 6 ans auparavant, avec Marie-Delphine.
J'ai aussi eu la très grande chance de voir Swapna Sundari, une danseuse incroyable, notamment avec un 'abinaya' (= danse expressive) fabuleux. J'ai ri, mais ri, aux larmes, notamment lorsqu'elle nous a raconté l'histoire de Meenakshi de Madurai dont l'amie intime lui exprime sa réprobation pour son penchant envers un pauvre bonhome (Shiva...) vivant isolé dans la montagne (sans toit au dessus de sa tête), habillé d'une peau de bête et de serpents, couvert de cendres, avec de longs cheveux emmêlés, un troisième oeil au front et comme monture un taureau !!! proprement hilarant. Vous pouvez en apprendre plus sur elle en visitant son site internet très complet http://www.swapnasundari.com/
J'ai également eu la chance de revoir Bragha Bessel dans un programme 100% abinaya à Spaces (le beau lui de feue Chandraleka, situé le long de la plage où Murielle suivait ses cours de 'kalaripayat' = art martial indien, autrefois). Malheureusement, je n'ai pas profité pleinement du spectacle, car c'était le jour où j'avais appris le décès de mon grand-père.

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