lundi 20 décembre 2010

Ma vie est un padam

Dimanche matin on a commencé un javalli avec Sangeeta "Samayamide" (maintenant il est temps). Une femme attend son amant qui hésite à venir, elle s'amuse de lui. Je me suis dit, comment vais je pouvoir exprimer des sentiments amoureux que je réprime depuis de longs mois ? d'ailleurs, c'est ce que je me dis pour chaque cours : comment exprimer la joie de danser quand la joie vous a quitté ? Que ce soit dans le tillana de Lavanya ou le kirtanam "adhum arliagéï" (la beauté de la danse) que l'on vient de reprendre ce matin avec Manjari ? Toute cette dernière année, j'ai  expérimenté une telle palette de tourments que je ne connaissais pas et qui sont souvent décrits dans les padam. En même temps j'ai l'impression que ce serait vraiment difficile de faire "usage" de cette expérience dans ma danse... à Paris,  j'ai ressenti très profondément cette contradiction, en m'accrochant aux "plaisirs minuscules de la vie". Ici leur nécessité s'est fait sentir plus intensément encore, la fin d'un cycle, je l'espère.

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